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JunkPage - "ESB3D - On n’attire pas les mouches avec du vinaigre "Mai 2014

Ulrich Bassinet est le directeur de l’ESB3D, école super bien de design, de design et aussi de design. Professionnels en reconversion, étudiants en perdition, parents qui ne rechignent pas à cracher au bassinet, ce portrait est pour vous.

Par Marine Decremps

« C’est au cours de mes études de commerce que j’ai commencé à réfléchir à la création d’une école de design pour répondre à une forte demande de jeunes créatifs pleins de rêves et de leurs parents parfois un peu perdus », raconte Ulrich Bassinet, président-directeur général de l’ESB3D. Cette école de design est née de l’envie de ce passionné d’art d’ouvrir les portes d’une formation en design à tous les portefeuilles. « Tombé en admiration devant les tournesols de Rembrandt lors d’une visite du musée d’Arts modernes de Guggenheim en Allemagne », Ulrich partage sa vie entre les cordons de son école et son épouse Opportune Bassinet, chef de produits aux côtés de son époux, ou son neveu très connecté Kevin Mestepuy. Tout aussi admiratif du travail de Valérie Damidot, Ulrich Bassinet a souhaité faire de son école un carrefour des arts avec de nombreuses filières : designer photographe, designer marchandiseur visuel, designer mangaka, designer de bouchon liquide vaisselle, designer animateur 3D de cheveux bruns, designer cuisinier. « Je me suis alors entouré d’une équipe expérimentée – Philippe Morris, notre directeur de communication, et David Hoff, notre responsable marketing, pour ne citer qu’eux – pour attirer des jeunes qui ignoraient tout de l’art et des ses potentialités », raconte le PDG.

Trop bien pour être vrai, trop cool pour être réel. Normal, il s’agit d’une farce.

« Ulrich Bassinet, c’est l’homme sans qualité. Ce n’est d’ailleurs pas parce qu’on évite d’avoir des défauts que l’on a des qualités. » Mais qui se cache derrière Ulrich Bassinet ? Olivier et Laurent Giboulot, deux frères jumeaux, autodidactes et respectivement directeur pédagogique et directeur de l’Esaa Aquitaine. Cette école, qu’ils ont reprise en 2006, est un labo, une expérimentation très simple de ce qui devrait se faire. Quand les formations proposent des années à 6 000 euros les 600 heures, l’Esaa monte à 1 000 heures de cours. Les études sont plus concentrées et plus économiques à 5 000 euros l’an. « Il faut bosser, on est désolé de prévenir », s’amuse Olivier. Non issus des bancs des « marchand de diplômes », Olivier est infographiste 3D et « designer » industriel ; Laurent compile des compétences en infographie 3D, modélisation, développement Web. Ces deux frères ont toujours eu une pratique artistique. Créée en 1902, l’école s’appelait Edag (première école d’arts appliqués en Gironde), et c’est en 2002 qu’Olivier Giboulot commence à y donner des cours. « La structure a raté le virage numérique. En 2003, l’école coule, et naît l’Esaa. Nous sommes rentrés dans les bureaux de l’association en 2003, et trois ans plus tard nous reprenions l’organisme », raconte Olivier Giboulot. Ils déménagent alors de Cestas pour Gradignan : un grand plateau de 400 m2, des salles de cours… Pensés comme un grand loft, les lieux offrent une grande capacité. Dès 2006, les objectifs des deux frères sont simples : « De la formation dense et de qualité, du recrutement sur book, un petit effectif. » Lorsque Olivier Giboulot livre son récit, Ulrich n’est jamais très loin. Mimiques empruntées à ce personnage insupportable, références à sa vénalité… « Nous avions le choix entre perdre du temps à expliquer notre différence ou montrer ce qu’on ne fait pas. Nous avons choisi l’ironie, le cynisme, la parodie », explique Olivier. De vrais exemples existent. Des écoles qui font payer au nom de « l’escalade de l’engagement », des étudiants qui s’endettent pour accéder à cette « french touch » et le design, mot plus que galvaudé à son sens. « Les élèves vont dans les grosses écoles car elles leur promettent de faire le prochain Avatar. Ces écoles ont 500 000 euros de budget communication, quand l’Esaa en a 530... En comptant les timbres », explique Olivier Giboulot.

De la poudre aux yeux. Si on vous parle de doll-art, un conseil : fuyez.

Si l’ESB3D vous intéresse toujours,Concours d’inscription à l’ESB3D : les admissions auront lieu le mardi 19 juin de 10 h à 10 h 30. Pour ce concours d’admission, envoyez « design » au 32 03 (coût de l’appel + 85 €). Le tirage au sort des candidats aura lieu dans l’après-midi : chaque élève accepté recevra alors un numéro pour s’identifier sur notre compte PayPal. Nouveau cette année : envoyez directement le paiement de votre formation par mandat cash pour être dispensé du concours d’admission !

www.esb3d.blogspot.fr

A l’ESAA Aquitaine, les inscriptions pour l’année 2014-2015 sont possibles, dès maintenant, sur entretien et présentation de travaux : www.esaa-aquitaine.com